samedi 30 juin 2007

Réaction à "la pensée unique.com"

Vous ne connaissez pas "la pensée unique.com" ? Alors lisez ceci.

Franz-Olivier Giesbert (F.O.G.) nous déclare sur son blog que la pensée unique est partout, et qu'elle est même présente dans la blogosphère. Très bien.
Et lui, est-ce le seul à ne pas penser comme les autres ? Est-ce le seul à pouvoir sortir des sentiers battus du "Tous Sauf Sarkozy" (TSS) ? Bien sûr que non.

Néanmoins, il a raison sur certains points : La gauche doit se moderniser, doit être refonder et doit s'ouvrir un peu plus à la diversité.
Aussi, nombreux ont été ceux qui pensaient que la république était en danger avec Nicolas Sarkozy. C'est faux. Nous le voyons bien à l'heure actuelle : le gouvernement jouit d'un tel état de grâce que les actions du chef de l'état n'ont été que peu critiqués par le peuple. En fait, ces critiques sont quasi-inexistantes. Seule l'opposition braille, mais encore faut-il les entendre. Au JT de 20H, ils n'ont plus le temps d'écouter cette gauche qui critique mais qui ne propose rien et qui parle de refonte depuis plusieurs mois.

F.O.G est simplement tombé sur quelques blogueurs qui n'osent reconnaître que Sarkozy et Fillon ont fait un bon casting. Peut-être même aussi bon que celui d'Ocean's Eleven. Ils ont non seulement jouer la carte de l'ouverture mais aussi celle de la diversité. Je ne suis pas de droite, mais je dois avouer qu'ils m'impressionnent.

Et que dire de ce billet de Versac ? J'ai trouvé que son décryptage du billet de F.O.G était rapide, peut-être même efficace. Il est tout de même incomplet. Peut-être a-t-il fait exprès de ne pas avouer que F.O.G avait raison sur certains points. Je n'en sais rien.

Tous les blogueurs ne sont pas pertinents dans leurs notes, et ça peut arriver à tout le monde. Quand on rédige un billet, on essaie de défendre ses idées et d'interpréter ce que nous avons pu lire ou voir.
"La pensée unique.com" n'existe pas, et si cette expression (si bien trouvée) a été créée, c'est simplement parce qu'un homme a voulu exprimer son désaccord avec quelques internautes, et taper en prime sur ses adversaires.


vendredi 29 juin 2007

Votez Jacques Chirac, maintenant !

J'ai retrouvé la chanson "Jacques Chirac, maintenant!" (Votez Jacques Chirac) qui est de la campagne présidentielle de 1981, donc je me suis dit que j'allais la mettre en podcast sur ce blog vue qu'elle me fait vraiment rire.

Avec le temps, je la trouve pas si mal cette chanson, et c'est vraiment dommage que Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy n'aient pas fait une chanson pour leur campagne électorale.


jeudi 28 juin 2007

J'ai enfin compris pourquoi Nicolas Sarkozy était omniprésent

Oui, je sais maintenant pourquoi Nicolas Sarkozy, président de la République française, est omniprésent.

Tout d'abord, il le dit lui-même : "Je veux agir sur tout". Il veut agir sur tout, contrôler chaque dossiers, contempler chaque projets, et valider chaque mesures prises par le gouvernement. Il est comme ça. Il est interventionniste et il veut faire, il veut entreprendre, il veut innover, il veut être au coeur de la politique française.

Jusque-là, nous n'apprenons rien de nouveau, surtout quand on connaît le caractère et les qualités de Monsieur Sarkozy. Après tout, lorsqu'il était ministre de l'intérieur, les médias passaient leur temps à parler de lui plutôt que de Jacques Chirac voire Dominique de Villepin.
Ce n'est pas parce qu'il était simplement ministre que les médias le suivaient et se concentraient autour de lui, mais bel et bien parce qu'il voulait être au coeur de l'action, et qu'il était, comme on dit, "un bon client".

Oui, Nicolas Sarkozy est un très grand producteur d'images, et il est très bon orateur. Prenons ensemble un exemple : son jogging. Il arrive à ce que les médias diffusent des images de son jogging, les journalistes allant même à commenter son jogging. Lorsqu'il coure, ça signifie que notre gouvernement sera actif, qu'il agira, qu'il sera en forme.

Mais nous allons arriver au plus intéressant : ces valeurs. Il croit au mérite, au travail. Ce qu'il souhaite et désire par-dessus tout : récompenser le travail, récompenser comme elle le mérite la France qui se lève tôt.
C'est peut-être ça la clé de tout : le travail et le mérite.
Vous, comment feriez-vous pour me prouver que vous êtes actuellement en train de travailler ? Personne ne peut le prouver, sauf ceux qui travaillent avec vous ou qui sont sur votre lieu de travail. Je ne connais pas vos collègues alors je ne peux avoir totalement confiance en eux.
Nicolas Sarkozy vous prouve donc qu'il travaille en étant omniprésent. Il s'occupe de tout, quitte à faire des heures supplémentaires, et les médias en raffolent. Oui, les résumés des activités du président de la République se vendent bien. Les images, les photos, les discours, ça vaut de l'or.

N'oublions pas le mérite. Ce que Nicolas Sarkozy désire plus que tout, c'est récompensé les travailleurs comme ils le méritent, et c'est valable pour tout le monde donc pour lui. C'est pourquoi les françaises et les français doivent se dirent, en regardant toutes ces images sarkozystes, qu'il mérite d'être président de la République car il travaille.
Il mérite d'être là où il est car il y a travaillé, et vous l'avez vu à l'oeuvre en regardant votre télévision. Si vous ne l'aviez pas vu à la télévision, vous vous seriez sûrement demander ce qu'il est actuellement en train de faire.

Tiens, qu'est-ce que François Fillon est en train de faire ? Et surtout, à quoi sert-il ? Vous vous posez ces questions simplement parce que vous ne le voyez pas au journal de 20H, mais ne vous inquiétez pas. Il travaille dans l'ombre, contrairement à Nicolas Sarkozy qui veut prendre les devants, et être à l'antenne quoiqu'il arrive.

Comme quoi les médias, qui pensent répondre à une demande, ne font que vendre et distribuer des images du président, allant même jusqu'à l'encenser. Pendant ce temps, le premier ministre, qui vous intéresse moins, travaille mais personne n'est là pour le voir, le vérifier, et lui dire qu'il mérite d'être là où il est aujourd'hui.

C'est la dictature de l'image.

Paris, ça me fait rêver.

Paris, ça me fait rêver, de jour comme de nuit. Je dois vous avouer que j'ai un faible pour cette ville. D'ailleurs, j'y vis, c'est peut-être pour ça que je l'aime autant.

Néanmoins, il faut une chose essentielle pour goûter au plaisir de cette ville : de l'argent. Oui, je pense qu'avec de l'argent, les citoyens aimeraient bien plus leur ville. Attention, cela ne signifie pas que je ne l'aimerai plus du jour au lendemain lorsque je n'aurai plus de fric (tiens donc, j'en ai pas en ce moment).

Ce que je veux dire, c'est que pour bien s'amuser à Paris, il faut de l'argent. Vous aurez beau trouver des loisirs gratuits, ils ne remplaceront jamais ceux qui seront payants.

C'est triste de ne pas pouvoir profiter d'une ville aussi belle.

mardi 26 juin 2007

Ecrire , observer, analyser : penser.

Ce que j'aime, c'est écrire, observer et analyser. C'est ce que je sais faire de mieux mais ça ne me sert actuellement pas à grand chose.
A l'université, écrire ne me sert à rien, à part prendre des notes. Les sujets sur lesquels portent nos cours ne m'intéressent pas, c'est sans doute pour ça que je ne fais pas preuve d'assiduité.

Alors, j'observe mes professeurs et les étudiants qui m'entourent. Les étudiants restent assis et écoutent leur professeur. Leurs feuilles virevoltent et leurs stylos s'agitent. Leurs cerveaux ne cogitent plus, ils absorbent.

Ce qui est intéressant de voir dans ces cours, c'est à quel point certains étudiants sont devenus des moutons. Ils ne marchent plus et ne se baladent plus dans un jardin pour penser. Ils courent, s'assoient sur une chaise, déposent sur leur table une feuille et leur trousse puis écrivent la moindre information qui leur sera nécessaire pour réussir leur examen.

Croyez moi, dans ce monde, nous ne sommes là que pour ça : réussir. Si vous dites à ces étudiants que vous leur donnez immédiatement leur examen sans qu'ils aient à prouver leur compétence, alors ils signeraient toutes et tous le contrat. Tout ça pour pouvoir agiter un diplôme.

J'ai l'impression que certains cours que j'ai pu suivre à l'université était devenu un pure produit télévisuel : Le public absorbent chaque image qui défile et chaque son qu'il écoute. C'est pareil lorsque j'essaie de suivre un cours. Je suis presque comme enfermé dans cette bulle télévisuelle qui m'impose quelque chose. Elle m'impose sa pensée peut-être, et cela me dérange.

Alors je zappe mais il m'arrive parfois d'éteindre ma télévision.
Alors je me lève pour sortir de ce cours afin de fuir cette pensée et cette manière de pensée qui me sont imposées.

Lorsqu'un professeur vous transmet une partie de son savoir, il est satisfait et est heureux d'avoir fait son travail qui peut être, pour lui, une passion. Malheureusement, vous ne risquez plus de penser par vous-même mais de penser à partir de ce savoir qui vous a été transmis. Vous cédez à la facilité. C'est vrai ce que je dis, mais il y a néanmoins des exceptions. Si vous voulez devenir avocat, préparez-vous donc à ingurgiter pas mal de lois et dans ce cas, préparez-vous à suivre vos cours.

J'ai bien peur que notre société ait changé et qu'il y ait de moins en moins de pensée. Néanmoins, j'ai l'impression qu'elle souhaite préserver ce contact, ce rapport humain dont nous ne pouvons plus nous passer.

Plus nous essayons de penser, plus nous risquons de ne pas réussir. La preuve avec Paris Hilton.

PS : Paris Hilton, c'est juste une note d'humour.

dimanche 24 juin 2007

Un traité simplifié qui ne plaît pas à tout le monde

Le traité simplifié de Nicolas Sarkozy n'a pas l'air de plaire à l'opposition qui préfère parler de "mini-traité".
Malheureusement, on ne peut pas avoir tout ce qu'on souhaite dans la vie. Il faut parfois faire des choix. La majorité des français ne voulaient pas de la Constitution européenne, alors Nicolas Sarkozy a choisi l'option du traité simplifié. C'est en quelques sortes une constitution européenne ne gardant que les fondamentaux mais avec un autre nom. Puisque le fond change, la forme change.

Ici, je ne vais pas vraiment parler du fond de ce traité. Jean Quatremer (blog) vous a déjà pondu un excellent résumé de la situation et des changements apparus suite aux négociations. Je vais plutôt parler de l'opposition qui, ces derniers jours, me fait rager.

Ségolène Royal, la candidate "crédible" qui vous a proposé un projet contenant des mesures "pas crédibles", avait critiquée il y a quelques jours le traité de Nicolas Sarkozy. Certes, personne ne vous dira que ce traité est merveilleux pour la France et L'Union Européenne, mais tout le monde vous confirmera qu'il est temps d'avancer, de remettre la France sur les rails de L'Europe. ça, le Parti Socialiste n'a pas l'air de le comprendre.

J'ai l'impression que la Gauche passe plus de temps à critiquer un projet proposé par la Droite plutôt que de proposer un projet alternatif. C'est vrai que la Gauche n'a pas la majorité à l'Assemblée Nationale, c'est vrai que la Gauche n'est pas au pouvoir, mais faut-il pour autant qu'elle reste immobile ?

La dernière nouvelle en date : PS, l'offensive de l'immobilisme. Voila ce qu'on vous annonce : un parti qui restera immobile pour neutraliser Ségolène Royal. Généralement, c'est celui qui reste immobile qui est neutralisé. Que d'incohérences à Gauche !

J'espère que la Gauche comprendra ce proverbe afin de travailler avec la Droite main dans la main (pas à ce point là mais bon...) : Gardes tes amis proche de toi, et tes ennemis encore plus proche.

Voila comment la Gauche doit s'y prendre.

vendredi 22 juin 2007

Candidate incohérente pour un projet incohérent

Avant, c'était l'opposition qui vous annonçait que vous n'aviez pas de projet cohérent. C'était aussi l'opposition qui vous faisait remarquez que vous n'aviez pas respecter vos engagements tenus devant les français.

Aujourd'hui, l'ex-candidate du Parti Socialiste a décidé de changer de méthode. Elle vous a dévoilé son secret qui était jusqu'ici bien gardé : elle vous a menti. Oui, vous ne rêvez pas. Les règles du jeu ont changé.

Elle vous a clairement dit qu'elle avait soutenue des mesures "pas crédibles". Elle vous a confiée, presque à demi-mots, que le Parti Socialiste lui avait imposé d'intégrer ces mesures dans son projet. Des mesures qu'elle ne voulait pas et qui n'étaient pas crédibles.
Pourtant, elle était la candidate, celle qui décidait, celle qui traçait les grandes lignes du projet socialiste. C'est peut-être parce qu'elle considérait que la généralisation des 35H et la revalorisation du SMIC ne faisaient pas partis des grandes lignes.

Elle vous a fait comprendre qu'elle n'était pas responsable de sa défaite lors de l'élection présidentielle. Peut-être est-ce la faute du Parti Socialiste, voire de Nicolas Sarkozy.
Bientôt, elle vous fera même croire qu'elle n'y est pour rien - si ça n'est pas déjà fait - et qu'elle n'était pas la candidate du PS.

N'est-ce pas incohérent de défendre des mesures quand on sait qu'on ne les tiendra pas ? N'est-ce pas incohérent que de dire, après les élections, qu'on vous a menti, Vous, électeurs de Gauche ? Est-ce la candidate qui a été incohérente ou bien son projet ? Ou les deux !?
Avez-vous cru en elle ? Croyez vous en elle ? Croirez vous toujours en elle ?

Sincèrement, pour 2012, ça promet. Et je vais même vous avouer une chose : je regrette amèrement d'avoir voter pour elle.

PS : la vidéo des ses propos peut être regardé sur cette page de Google Vidéo.